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Colloque à l'Assemblée nationale
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messages de :

Danièle Pourtaud Catherine Trautmann


La Coordination permanente des médias libres [CPML]
et la Fédération nationale des vidéos de pays et de quartiers (FNVDPQ), avec la complicité des députés Verts à l'Assemblée nationale,
ont organisé, le lundi 31 janvier 2000,
un colloque avec pour thème :

Le tiers secteur audiovisuel : un accès citoyen à la télévision

Introduction : Guy Pineau, chercheur à l'INA

Bonjour à tous et à chacun.
En introduction à ce colloque consacré à la reconnaissance du tiers secteur audiovisuel, pour un accès citoyen à la télévision, je vais rapidement aborder trois points :

  1. Pourquoi sommes-nous là, aujourd'hui à l'Assemblée Nationale ? :
    il y a émergence depuis deux décennies d'un courant télévisuel non commercial, associatif, militant qui doit maintenant être pleinement pris en compte par le législateur.
  2. Comment allons-nous travailler ? : trois tables rondes, et la visite de la ministre et du président du CSA.
  3. Sur quoi souhaitons-nous aboutir à l'issue de cette journée ? :
    une plate-forme à traduire dans la loi.

1. Depuis plus de deux décennies, existe en France un courant d'initiatives de télévisions associatives, de vidéos d'intervention alternatives. Ces télévisions sont des villes et des campagnes. Certains animateurs de ces actions télévisuelles sont ici aujourd'hui. Forte d'une vitalité opiniâtre, elles ont résisté et se sont développées malgré un contexte législatif non adapté, voire hostile, faisant la preuve qu'elles répondaient à un besoin de communication et d'expression qui ne trouve pas sa place sur les médias publics institutionnels et encore moins sur la télévision commerciale contrôlée par les grands groupes privés en France comme ailleurs.

Notre pays est indiscutablement en retard sur l'organisation de l'audiovisuel local, régional, national, associatif, telle qu'on peut la rencontrer en Belgique, en Allemagne (où le service public est deux fois plus puissant qu'en France...), en Italie, en Espagne et aux Etats-Unis notamment...

Alors que des initiatives citoyennes en opposition à l'establishement audiovisuel se développaient en France, en décembre 1988, au cours d'une journée d'étude des Etats Généraux de la Culture (né en réaction à l'arrivée d'une Cinq contrôlée par Berlusconi). Parmi bien d'autres, un militant audiovisuel, animateur des Pieds dans le PAF, présent aujourd'hui dans cette salle, plaidait pour la reconnaissance d'un "tiers secteur de la communication". Partant d'une critique épistémologique du champ de la communication, il proposait l'ouverture d'un espace autonome, "un tiers secteur de la communication médiatisée", intégrant la communication éducative et la communication d'initiative citoyenne, seul moyen selon lui, d'instituer un véritable pluralisme de la communication.

Depuis les années 80, la richesse du mouvement associatif de notre pays n'a fait que se développer dans le champ communicationnel, ce dernier étant lui-même en pleine mutation, et on se demande au nom de quoi, cette volonté d'une expression télévisuelle n'aurait pas droit de cité, alors qu'en matière de presse écrite (depuis longtemps) et de radio (depuis les années 80), la loi organise cette liberté.

Vieilles ou nouvelles technologies, la question d'un espace public communicationnel qui ne serait pas un espace publicitaire, se pose avec plus d'urgence que jamais. Cette question sera débattue aujourd'hui sans privilégier une pensée unique.

De mon point de vue, il n'y a pas contradiction entre l'effort pour un service public repensé et la reconnaissance d'un tiers secteur de la communication. Bien plus, ce sont deux facettes de l'exercice de la prise en compte d'une exigence citoyenne. C'est pour cela qu'il ne faut pas se tromper aujourd'hui, en réfléchissant à cet espace public indivis de la communication qui doit accueillir, sans tarder, le tiers secteur à un moment où les grands opérateurs commerciaux, l'actualité de ce dernier week-end le confirme, cherchent à étendre à travers la marchandisation leur appropriation à l'ensemble de l'information et de la communication.

2) Pour aborder ce débat, nous avons organisé, à l'initiative du groupe des députés Verts de l'Assemblée Nationale, de la coordination permanente des médias libres (CPML), et de la Fédération Nationale des vidéos des pays et des quartiers (FNVDPQ) trois tables rondes qui réunissent des acteurs "de terrains", des compétences techniques au sens large (juridique, économique, technique...) et des politiques :

  • La première table ronde du matin permettra aux acteurs de terrain de présenter leurs télévisions de proximité en donnant en parallèle la parole aux élus qui vivent sur le terrain cette activité communicationnelle (villes, quartiers, monde rural). Cette table ronde présentera des exemples étrangers (l'accès public et les chaînes communautaires au Canada).

  • La seconde table ronde, cet après-midi, traitera des aspects juridiques (toute liberté appelle des règles et des responsabilités, la question de l'incessibilité des fréquences est fondamentale), techniques, économiques et financiers (la question des conditions de financement de cette liberté nouvelle devra être traitée, ainsi que du poids respectif des partenaires) afin de concevoir l'inscription de la reconnaissance du tiers secteur dans la loi sur la communication audiovisuelle ("loi Trautmann") et les modalités de la mise en œuvre de la reconnaissance des télévisions associatives (en refusant d'attendre le numérique hertzien, le gel des fréquences analogiques, sans oublier la question du financement...).

  • Enfin des responsables politiques qui suivent ces questions (en fin de compte, le législateur) et les responsables respectivement de la CPML et de la FNVDPQ débattront politiquement de l'importance de la reconnaissance du tiers secteur dans notre pays.

3) Ce travail doit nous permettre de déboucher sur une plate-forme proposant précisément la mise en forme des principes débattus au cours de la journée, ainsi que des principales dispositions nécessaires pour la prise en compte du tiers secteur, afin de compléter et d'enrichir la loi sur la communication audiovisuelle qui doit venir en deuxième lecture au mois de mars de cette année.

Guy PINEAU, Chercheur à l'INA

 

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dernière mise à jour :
3 février 2000
- PDPV

 


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